Les astuces pour rénover vert
1/ Améliorer l’isolation du logement :
Les Matériaux . Afin de réduire les déperditions thermiques, faites installer des fenêtres à double (voire triple) vitrage à isolation renforcée (VIR).
Pour les murs et les combles, il existe d’excellents isolants naturels tels que le liège, lin, chanvre, paille, coton, ouate de cellulose, laine de mouton ou plumes de canard. Vous pouvez choisir des rouleaux pour les combles, des panneaux semi-rigides ou rigides pour les murs ou en vrac pour les planchers.
L’Avantage fiscal. Vous avez droit à crédit d’impôt de 25% des dépenses TTC. Ce taux peut atteindre 40 % à 2 conditions :
- que ces équipements soient installés dasn un logement achevé avant le 1er janvier 1977
- que l’installation soit réalisée au plus tard le 31 décembre de la 2ème année qui suit celle de l’acquisition du logement.
2 / Utiliser l’eau de pluie:
Les matériels. L’eau de pluie peut être récupérée grâce à une simple cuve placée à l’exterieur .Elle peut servir à l’arrosage du jardin, au lavage de la voiture ou des vélos.
Equipée d’un filtre pour débarrasser l’eau des insectes et des feuilles mortes, elle est directement reliée à la gouttière et a une contenance de 200 à 500 litres, soit la quantité requise pour arroser un jardin de 50 m2.
Autre solution, installer une cuve enterrée dans le sol. Une pompe électrique permet ensuite d’acheminer l’eau de la cuve vers la maison. Attention pour un usage domestique (toilettes..), des systèmes de filtres élaborés doivent être installés. La taille de la citerne varie selon la surface de toiture (de 5 000 à 7 000 litres pour un toit de 100 m2). Comptez de 450 € pour une citerne de 2 500 litres jusqu’à plus de 2 000 € pour une citerne de 10 000 litres.
L’avantage fiscal.Vous avez droit à un crédit d’impôt de 25% des dépenses TTc payées entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2009, uniquement pour un récupérateur d’eau de pluie à usage externe non domestique (jardinage, arrosage, lavage de voiture…).
La maison écologique Yann Arthus Bertrand
3/ Décorer au naturel :
Les peintures. Naturelles, elles sont fabriquées avec des liants (huile de lin ou de ricin, cire d’abeille..) et des solvants (eau, distillats d’agrumes..) d’origine végétale, moins dangereux pour la santé et l’environnement que les traditionnelles peintures synthétiques. Souvent elles sont de bien meilleures qualité et leur pouvoir de pénétration dans le support est plus important. Perméables à la vapeur d’eau , elles “respirent”. De plus elles ont une excellente durée de vie et un meilleur vieillissement. Il n’existe aucun label de peinture écologique , mais leur composition est toujours mentionnée sur l’emballage.
Les revêtements de sol. Vous pouvez opter pour des revêtements naturels : carreaux en terre cuite ou fibres végétales (jonc de mer, sisal, coco…). Pour le parquet, choisissez des bois certfiés FSC (Forest Stewardship Council), issus des forêts géréees durablement.
Pas d’avantage fiscal.
4/ Chauffer l’eau au solaire:
L’energie solaire . Elle peut servir à chauffer votre eau sanitaire grâce à un chauffe-eau solaire individuel (Cesi). Des capteurs solaires thermiques sont installés sur le toit. Pour 3 à 4 personnes, un Cesi avec 3 à 5 m2 de capteurs et un ballon de 200 à 300 litres coûte entre 3 800 € et 6 200 €. Un Cesi couvre entre 40% et 70 % des besoins en eau chaude. Ce système est toujours proposé avec une energie d’appoint (fioul, gaz, bois, électricité) pour les jours sans soleil.
L’avantage fiscal. Vous bénéficiez d’un crédit d’impôt de 50% des dépenses TTC, à condition que le Cesi soit certifié CSTBat, Solar Keymark ou tout autre certification européenne équivalente.
5/Utiliser les énergies renouvlables pour le chauffage:
La Pompe à chaleur (PAC). Elle puise la chaleur dans le sol, l’air ou encore une nappe d’eau. La PAC géothermique récupère la chaleur dans la terre et la restitue dans le logement, via un plancher chauffant ou des radiateurs à basse température.Dans le cas de capteurs horizontaux, cela exige un terrain mesurant 1 fois et demie à 2 fois la surface de la maison afin d’y enterrer, à quelques centimètres dans le sol, des tubes dans lesquels circule de l’eau glycolée ou un fluide frigorigène (de 70 à 140 €/m2 chauffé).
Il est également possible de réaliser un forage de 10 à 100 mètres afin de prélever la chaleur des sols (de 100 à 190 €/m2 chauffé) par des capteurs verticaux. Que vous optiez pour des capteurs horizontaux ou verticaux, ces installations nécessitent le recours à des matériels de qualité (marquage Eurovent, avis éventuel du Centre scientifique et technique du bâtiment).
Le bois. Plus qu’une solution d’appoint (insert ou poêle), il peut servir de chauffage central. La chaudière est alimenté automatiquement par des granulés ou des plaquettes de bois. Comptez 5 000 à 16 000 €.
L’avantage fiscal. Vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt de 50% des dépenses TTC. La finalité essentielle de la PAC doit être la production de chaleur (chauffage ou eau chaude). Son coefficient de performance doit être supérieur ou égal à 3 .
|
|
Publié le mars 6th, 2008 | | Rédigé par Naturoquotidien |
